L’histoire du cinéma

Les frères Lumière sont souvent cités comme les pères fondateurs du cinéma. Mais on doit surtout cette « invention » à plusieurs siècles d’évolution technologique qui a vu la participation de plusieurs acteurs.

Et le cinéma fut

Les frères Lumière ne participeront pas directement à la création du Cinématographe – une invention de Léon Bouly en 1892. Mais ils tourneront quelques films en 1894 avant de déposer le brevet le 13 février 1895. Ils seront également les premiers à réaliser des projections privées en 1895, suivies d’une première projection publique payante en décembre de la même année, au salon Indien du Grand Café, à Paris. Retenue par la France comme la naissance du cinéma, l’année 1895 lancera le phénomène à travers le monde grâce au voyage. Naissent alors les premiers films courts sous forme de documentaires et le premier travelling rapporté par un opérateur qui filme sur un bateau. Devenu un art populaire, le cinéma connait du succès auprès du grand public qui plonge corps et âme dans des histoires d’amours, westerns et autres comédies. George Méliès prend ensuite la relève des frères Lumière en apportant quelque chose de révolutionnaire au cinéma.

Du cinéma muet au cinéma parlant

Le premier cinéma fut muet car la barrière de la langue était encore à l’époque d’actualités. Des évolutions majeures vont pourtant briser ce silence qui fut pendant un certain temps célébré comme un véritable « art ». On doit notamment le grand succès du cinéma muet à Georges Méliès qui usa alors d’astuces et méthodes propres aux illusionnistes pour ensuite les adopter au cinéma. Le cinématographe est ainsi une invention des Frères Lumière mais l’art cinématographique est bel et bien l’œuvre de Méliès. En 1902, l’homme signe ainsi son tout premier film de science-fiction qui s’intitule « Le voyage dans la Lune ». S’en suivent ensuite plus de 500 courts métrages émerveillant le public entre 1896 et 1913. D’autres grands acteurs du cinéma muet participent aussi à ce succès comme Charles Chaplin et Louis Feuillade (« Fantômas et les Vampires »).

Animé par la volonté d’apporter du son à ce cinéma bien silencieux, Paris ouvre plusieurs salles sonorisées en 1912, dont le Gaumont Palace. Une évolution qui peine à trouver sa place auprès du public jusqu’en 1929 où le cinéma parlant fait son entrée en vedette. La France passe alors d’une vingtaine de salles sonorisées à plusieurs milliers entre 1931 et 1937. Les réalisateurs et acteurs sortent de leur théâtre pour passer directement à l’écran. Apparaissent alors les premières stars du cinéma comme Fernandel, Jean Gabin, Arletty, Raimu et Michel Simon. Du côté des réalisateurs, on verra aussi la montée de grands noms comme Jean Renoir, Sacha Guitry, Marcel Pagnol et Julien Duvivier.

De progrès en progrès, le cinéma d’aujourd’hui s’enrichit beaucoup de l’introduction du numérique. L’émerveillement technologique continue d’épater le public qui accueille à bras ouvert l’arrivée du numérique en 3D qui s’inspire de la technique de modélisation. Tout au cinéma se rapproche désormais davantage du virtuel, des acteurs à l’éclairage en passant par la caméra et tout le reste.

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